Depuis les bancs de l'école, j'voulais être un bonhomme.
Sans avoir les galères qu'avait en tête un bonhomme.
Marre d'la morale, marre d'être repris.
Mais merde j'pensais quand est-ce que je serai maître de ma vie.
J'ai vu ma mêre ramer, j'l'ai vu trimer, sans l'exemple d'un père elle m'a élevé puis je me suis fait.
La rue et ses morsures, trahisons et coups durs.
C'est fou ce qu'un bonhomme a dans le coeur comme point de suture.
Vient le temps des petites amies, vient celui des ruptures, la puberté, toutes ces conneries, un passage hyper dur.
Les merdes perdurent, t'y perd sûr, à faire le mur, vols et injures rassurent, croyant être mûr.
Peu à peu les repères s'effacent comme des ratures, laissant place au conflit intérieur, autocensure.
T'es plus assisté, faut t'bouger, manger, t'abriter, le quotidien d'un bonhomme commence avec ces trois "é".